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13/10/2013

Cordonnier mal chaussé - 2e partie

Note : Ces billets sont inspirés d'événements qui se sont passés il y a quelques temps déjà... Si je me donne la peine d'écrire, c'est que j'espère que ca servira entre autre à informer et conscientiser les gens à la réalité d'une des nombreuses facettes des troubles mentaux. Quels mots laids et plein de tabou que la "maladie mentale", alors que ca peut toucher n'importe qui.

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La résidence est de plus en plus difficile. J'ai une recherche que je n'ai toujours pas réussi à terminer et je n'ai aucune idée de comment j'y arriverai. C'est la première fois que ca m'arrive, et c'est difficile pour mon égo de fille studieuse et professionnelle.

Pleurer est malheureusement devenu une habitude. Je suis si fatiguée, et mes médicaments contre mes migraines quasi quotidiennes m'assomment. Je sais que je n'arrive pas à donner mon 100%. La concentration n'est plus là et j'ai de la difficulté à accomplir des tâches pas si compliquées.

Présenter un cas à un médecin superviseur me rend de plus en plus anxieuse. Et franchement, je me demande comment ca se fait qu'aucun d'entre eux ne me fait la remarque. On est pourtant formés pour remarquer ce genre de chose ! Même moi, dans ma tête, je me vois aller et j'ai l'impression de passer pour une idiote tellement je cherche mes mots.

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Je suis (enfin) dans le bureau du médecin spécialisé dans les migraines. Je ne suis certainement pas son premier cas du genre et la rencontre se passe bien.

Doc - Je vois que tu prends déjà X et Y médicaments en prophylaxie... Mais tu fais malgré tout beaucoup de migraines. Non seulement ca, mais ces médicaments ont des effets secondaires non négligeables. Même que, prit ensembles, ils peuvent mener à une humeur dépressive. Comment ca va à se niveau ?

Laurie - .......

Et c'est à ce moment là que j'ai craqué. Je me suis mise à pleurer, incontrôlable. Fuck... C'était la première fois que quelqu'un me demandait vraiment comment j'allais depuis longtemps.

Doc - Je ne suis pas surpris...

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Je suis sortie de ce bureau le visage bouffie et rouge, les yeux encore mouillés, cachée derrière mes énormes lunettes soleil. Mais on venait franchement de me retirer un poids ÉNORME de sur les épaules... et je n'en prenais qu'à peine conscience à ce moment là.

Sans surprise, on me donnait les trois prochains mois de congé. Si ce n'était pas une question de mental, il était clair que je ne pouvais continuer à fonctionner avec cette fréquence de migraine.

Aussi, on débute une nouvelle médication qui, à elle seule, allait me rendre encore plus légume que mes migraines. J'allais certainement passer les prochains jours au lit...

Et bien entendu, ce que je ne savais pas à ce moment, c'est que je m'embarquais dans une toute autre aventure...

Commentaires

Oh je ne savais pas que tu eu un congé maladie. Es-tu toujours arrêtée?

Écrit par : Marie | 13/10/2013

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